Pegasus #2 : Les Spectres de l'Effroi
City Bank
Quatre hommes munis de combinaisons étanches et maniant des armes reliées à des bombonnes dans leur dos font leur entrée dans la banque.
- Caissier 1 : "Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?"
Les quatre hommes s'écartent pour laisser un cinquième homme costumé comme au Carnaval de Venise et maniant une canne.
- Cauchemar : "Bonjour, messieurs. Veuillez pardonner cette interuption, mais il se trouve que j'ai grand besoin d'argent. Or, quel meilleur endroit qu'une banque pour se procurer quelque menue monnaie. Auriez-vous l'obligeance de me montrer la voie d'accès pour les coffres ?"
- Vigile (en sortant son arme) : "Pour qui tu te prends, espèce de clown."
- Cauchemar (en claquant des doigts) : "Messieurs."
Deux des braqueurs libèrent un gaz sur le vigile, qui s'écroule, apeuré. Il se réfugie dans un coin de la pièce.
- Cauchemar : "Voilà qui est mieux."
- Caissier 2 : "Mais enfin qui êtes-vous ?"
- Cauchemar : "Oh, c'est vrai. J'ai oublié de me présenter : vous pouvez m'appeler Cauchemar. C'est un nom qui m'est agréable. Et mes compagnons portent le doux nom de Spectres de l'Effroi. Du moins, c'est ainsi que je les appelle. Bien. Reprenons notre conversation. Je voulais connaître donc l'accès aux coffres."
- Caissier 1 : "Vous perdez votre temps. La police est déjà en route."
- Cauchemar : "Fort bien. Nous sommes donc désormais pressés."
Cauchemar tourne le pommeau de sa canne et un rayon fait exploser le guichet. L'un des Spectres vaporise le Caissier 1 de gaz. Celui-ci se met à hurler de frayeur (oserais-je ajouter que son pantalon s'humidifie).
- Cauchemar : "Un volontaire ?"
- Caissier 3 (indiquant une porte) : " Par là !"
- Cauchemar : "Enfin quelqu'un de coopératif. Montrez-nous. Nous vous suivons. (A trois Spectres) Vous, je vous prierais de bien vouloir surveiller les faits et gestes de ses messieurs. Ah, et surveillez aussi l'entrée. On ne sait jamais."
Cauchemar et l'un de ses Spectres descendent dans la salle des coffres à la suite du Caissier 3. Avec sa canne, Cauchemar fait exploser la porte pendant que le Spectre assomme le Caissier 3. Ils s'emparent de plusieurs sacs d'argent et remontent.
- Spectre 1 : "Cauchemar. La police est là."
- Cauchemar : "Pas de panique. Appliquons la tactique B."
- Spectre 2 : "D'accord, Cauchemar."
Le Spectre 2 enlève sa bonbonne et la lance par la porte. Cauchemar tire dessus avec sa canne, faisant exploser la bonbonne et répandant le gaz. La panique se répand chez les policiers. Cauchemar, qui place un masque à gaz sur son visage, et ses Spectres en profitent pour s'enfuir.
Maison des Sanders
Paul prend congé de sa femme et de son fils. Au moment de monter dans sa voiture, il est accosté par Higgins.
- Higgins : "Paul. J'ai oublié de vous demander hier soir si vous aviez du nouveau."
- Sanders : "Désolé, Higgins, mais ce n'est pas le cas. Sinon, je vous l'aurais dit."
- Higgins : "Bien sûr. Mais c'est tellement long..."
- Sanders : "Le pays est grand, Higgins. Mais ayez confiance. Vous menez vos propres recherches et trois autres personnes cherchent également aux quatre coins. Ce n'est qu'une question de patience."
- Higgins : "(Soupir) Vous avez raison, Paul. Bonne journée."
- Sanders : "Bonne journée, Higgins."
Groupe Grendell, complexe de Chicago
Paul arrive au bureau. Comme tout bon patron, il commence sa journée en lisant le journal. Son attention est attirée par l'article sur le braquage de la City Bank. Plus tard, il se rend dans le laboratoire d'O'Neal.
- Sanders : "Bonjour, Peter."
- O'Neal : "Oh, bonjour, Paul."
- Sanders : "Vous avez entendu parler du braquage de la City Bank."
- O'Neal : "Oui, il paraît que c'est un voleur de carnaval qui a fait ça. Il se fait appeler Cauchemar. Il y avait un reportage au journal télévisé."
- Sanders : "Oui, je l'ai vu. Mais ils ne disent rien sur sa méthode. Le journal non plus, d'ailleurs. Si ce n'est que, selon certains témoins, les policiers avaient un comportement étrange."
- O'Neal : "Tiens donc..."
- Sanders : "Est-ce que vous pourriez surveiller les appels de police et me prévenir s'ils signalent une attaque de banque."
- O'Neal : "Sans doute, mais aviez-vous des avoirs à la City Bank."
- Sanders : "Non. Ni moi, ni la société."
- O'Neal : "Je sais qu'il faut que Pegasus agisse quelques fois sans que l'on soit concerné pour noyer le poisson, mais pourquoi absolument sur ce cas ?"
- Sanders : "Je trouve cette histoire intéressante, c'est tout. (en fixant le journal) Oui, intéressante."
Rien ne se passe ce jour-là, mais le lendemain, O'Neal téléphone au bureau de Sanders.
- O'Neal : "Paul ? Venez me rejoindre au labo. Il se passe quelque chose."
Paul se rend au labo.
- Sanders : "Alors ?"
- O'Neal : "Un braquage à la Metro Bank. La police s'y rend avec des masques à gaz."
- Sanders : "Ce Cauchemar utiliserait donc du gaz..."
- O'Neal : "Perspicace aujourd'hui. Quoiqu'il en soit, j'ai adapté un masque à gaz au costume de Pegasus. Il est très performant."
- Sanders : "Excellente idée. Je me met en route."
Metro Bank
L'inspecteur Grodin dirige les policiers devant la banque. Cauchemar et ses Spectres sortent.
- Grodin : "Rendez-vous, Cauchemar. Vous êtes cernés."
- Cauchemar : "Vous dites ? Je ne comprends pas très bien avec votre attirail sur la figure."
- Grodin : "Exactement. Vous devez vous rendre compte que vous et votre gaz êtes réduits à l'impuissance."
- Cauchemar : "A l'impuissance ? Voyons, inspecteur. J'ai d'autres tours dans mon sac. Admirez plutôt."
Cauchemar tourne le pommeau de sa canne en visant le réservoir d'essence d'une voiture de police. Ca fait une belle explosion.
- Cauchemar : "Convaincu, inspecteur ? Quant à mon cher et précieux gaz, sachez que vous le sous-estimez. (A ses Spectres) Tactique B.
L'un des Spectres lance sa bonbonne et Cauchemar la fait exploser. Malgré leurs masques, les policiers sont pris de panique.
- Grodin : "Comment est-ce possible ?"
- Cauchemar (qui revêt son masque à gaz) : "Croyez-vous réellement que vos petits masques bon marché suffiraient ? Mon gaz est du haut de gamme. Il faut du matériel de premier ordre pour l'empêcher d'agir. Comme ce que je porte. Mais je crains que vous ne m'écoutiez plus vraiment, à voir votre visage. Je prends donc congé."
Grodin est en effet soumis au gaz. Cauchemar et ses Spectres s'éclipsent, mais Pegasus les observent. Il les suit alors qu'ils sautent dans une voiture. Malheureusement, Cauchemar le repère dans son rétroviseur.
- Cauchemar : "Messieurs, nous sommes suivis."
- Spectre 3 (au volant) : "Un policier a échappé au gaz ? On ferait mieux de s'en débarrasser."
- Cauchemar : "Je crains que ce ne soit pas qu'un simple policier."
- Spectre 2 : "C'est pas vrai. Pegasus ! C'est lui qui m'a coffré la dernière fois."
- Spectre 4 : "On est cuits !"
- Cauchemar : "Du calme ! C'était inévitable. Nous allons nous en occuper tout de suite."
- Spectre 1 : "Eh, il ne pourra rien faire contre le gaz."
La voiture s'arrête. Pegasus descend des toits et leur fait face.
- Cauchemar : "Pegasus ! Je pensais bien vous rencontrer un jour."
- Pegasus : "Ce jour est venu."
- Cauchemar : "Je le constate et je m'en réjouis. (Aux Spectres) Messieurs, tirez les premiers."
Deux des Spectres font feu, mais le gaz est inefficace sur Pegasus.
- Cauchemar : "Stupéfiant. Voilà du matériel à la pointe ou je ne m'y connais pas."
- Pegasus : "J'ai plus de moyens que la police."
- Cauchemar : "Information très utile pour connaître votre identité. Cela ne concerne que la moitié de la ville."
- Spectre 1 : "Euh, s'il résiste au gaz, on est dans la merde."
- Cauchemar : "Que nenni !"
Cauchemar tire avec sa canne, mais Pegasus esquive.
- Pegasus : "Je vous ai vu à la banque. Vous n'avez aucun autre tour dans votre sac ?"
- Cauchemar : "Vous me sous-estimez, cher héros. Je ne vous visais pas en particulier. Par contre, la base de ce mur vétuste... Ca va faire des dégâts. Surtout pour les gens qui vont le recevoir sur la tête."
Pegasus tourne la tête et voit des briques tomber en effet sur des passants. Il se précipite à leur secours et réussit à les pousser hors de la trajectoire du mur qui s'écroule. Lui-même reçoit quelques briques sur la tête. Groggy, il ne peut éviter une attaque d'un Spectre, qui le frappe avec sa bonbonne. Sur ordre de Cauchemar, ils montent dans la voiture et s'enfuient. Lorsque la police arrive, Pegasus a repris ses esprits et s'enfuit à son tour.
Groupe Grendell, complexe de Chicago
Pegasus revient bredouille.
- O'Neal : "Alors ?"
- Sanders : "Echec sur toute la ligne. Ce Cauchemar est malin. Et son gaz est redoutable. Des masques à gaz classiques sont inefficaces. Heureusement que le vôtre est plus performant."
- O'Neal : "Et quel genre de gaz ?"
- Sanders : "Apparemment, c'est un gaz qui provoque des peurs irraisonnées."
- O'Neal : "Un gaz qui provoque des peurs ?"
- Sanders : "Ca vous dit quelque chose ?"
- O'Neal : "Et bien, il y a un certain Matthew Subbard qui travaille sur le déclenchement des émotions dans le cerveau et plus particulièrement de la peur. Aux dernières nouvelles, il travaillait pour le gouvernement, mais il est revenu à Chicago depuis peu."
- Sanders : "Tiens donc. Je crois qu'on devrait lui rendre une petite visite."
Domicile de Matthew Subbard
Sanders et O'Neal arrivent devant la maison et sonnent. Subbard ouvre.
- Subbard : "Oui ? C'est à quel sujet ?"
- Sanders : "Monsieur Subbard ?"
- Subbard : "Docteur Subbard."
- Sanders : "Excusez-moi, docteur Subbard. Je me présente : Paul Sanders, du groupe Grendell. Et voici Peter O'Neal, notre responsable scientifique, qui m'a parlé de vous. Nous sommes toujours intéressé par les talents et je me demandais si vous seriez d'accord de me laisser le temps d'essayer de vous convaincre de travailler pour nous."
- Subbard : "J'ai déjà un travail qui me satisfait beaucoup et je dois dire que vous me faites perdre un temps précieux. Si vous voulez bien m'excuser."
Subbard referme prestement la porte. Sanders et O'Neal repartent.
- O'Neal : "Je suis surpris. Je pensais que vous vouliez connaître ce qu'il sait sur le gaz de Cauchemar."
- Sanders : "Je sais. J'ai changé d'avis au moment où je l'ai vu et je ne voulais pas éveiller ses soupçons."
- O'Neal : "Pourquoi ?"
- Sanders : "Parce que je suis sûr que nous venons de parler à Cauchemar."
A l'intérieur, Subbard retourne à ses travaux.
- Subbard : "Je ne dois pas me laisser distraire. Je suis si proche du but. Ensuite, je montrerai à ces abrutis du gouvernement ce qu'ils ont raté. Ah, c'est trop lent. Ah, le gaz n'est pas assez volatile et n'a qu'un rayon d'action limité. Mais je trouverai. Tant pis si je dois utiliser mon prototype pour obtenir des fonds. Il faut bien compenser ceux qu'ils m'ont retirés, les imbéciles."
Groupe Grendell, deux jours plus tard
O'Neal entre dans le bureau de Sanders.
- O'Neal : "Paul ? Ils remettent ça. A la Mayer Bank."
Mayer Bank
Cauchemar et ses Spectres sont en action. Pendant que le chef et l'un de ses complices descendent aux coffres, Pegasus entre par une fenêtre à l'étage.
- Pegasus : "La dernière fois, j'observais. Cette fois, j'agis."
Il lance un bommerang qui tranche le tuyau de l'arme d'un des Spectres.
- Spectre 4 : "Qu'est-ce que... ?"
Pegasus plonge et l'assomme d'un coup de tranchant de la main sur la nuque. Avant que les deux autres n'aient pu réagir, Pegasus ramasse la bonbonne du Spectre 4 et la lance sur le Spectre 1, qui la reçoit au visage.
- Pegasus : "Pas facile de bouger avec ces tenues, non ?"
Le Spectre 2 sort une arme à feu.
- Spectre 2 : "J'étais sûr qu'on se reverrait. J'avais prévu le coup."
Il tire, mais Pegasus plonge sur le côté et lance son boomerang à la va-vite. Chance : il se plante dans le masque du Spectre 2. Gêné, il ne voit pas Pegasus foncer pour lui mettre son pied dans le visage. Le héros se tourne vers les personnes présentes.
- Pegasus : "Ligotez ces gaillards. Je m'occupe des deux autres."
Au sous-sol, Cauchemar entend du bruit venant de l'étage supérieur.
- Cauchemar : "Qu'est-ce qu'il passe là-haut ? (Au Spectre 3) Va voir.
- Spectre 3 : "Bien."
Il fait quelques pas avant de prendre un magistral coup de poing au visage. Il s'écrase contre le mur pendant que Pegasus apparaît.
- Cauchemar : "Pegasus !"
- Pegasus : "C'est fini, docteur Subbard. Votre carrière s'arrête ici."
- Cauchemar : "Tu crois vraiment ce que tu viens de dire. Tu devrais pourtant remarquer que, dans ce couloir, il te sera difficile d'éviter mes tirs."
- Pegasus : "Tu parles trop."
Pegasus lance son boomerang, qui frappe la main de Cauchemar et lui fait lâcher sa canne. Pegasus s'élance et pose son pied sur la canne.
- Pegasus : "C'est fini, Cauchemar. Tu es désarmé. Tu ne peux plus rien faire."
Cauchemar arrache son masque et verse des larmes de dépit.
- Cauchemar : "J'étais pourtant si proche du but."
Pegasus observe ensuite depuis un toit pendant que la police emmène Cauchemar et ses Spectres. Il entend Grodin hurler :
- Grodin : "Quoi ? Pegasus était ici ? Retrouvez-le, tas de bons à rien."
Un sourire aux lèvres, le héros repart vers d'autres aventures.
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They thought I was mad ! They tought I was insane ! Well, they were right...